Nouvelles

De chair et d’ombre

Les ténèbres m’entourent et me rassurent, m’étreignent tandis que mon regard les parcourt. Je sors rarement loin de Père. Non pas que cela soit interdit, mais il y a relativement peu d’intérêt au monde des humains. Il est si… banal. L’univers est comme une figure géométrique à mille faces et leur monde n’est qu’une poussière qui sera balayé prochainement.

Apocalypse cyberpunk

La jeune femme revint dans la salle qui avait servi pour l’opération. Tout s’était bien déroulé mais elle ne put retenir un soupir las. Elle aurait aimé ne pas avoir à remplacer ce membre. Elle aurait aimé qu’il n’y ait pas de raison d’exercer ces modifications clandestines. Malheureusement, elle ne pouvait rien faire d’autre. Pour le moment.


La note

Jim reçut une note sous la porte et fut intrigué, surtout parce qu’il s’agissait de la porte du placard

Inspiré de faits réels

Il y a des jours où le sort s’acharne. Très fort. Vraiment très fort. Comme si une quelconque déité lassée de la télé-réalité habituelle qu’offrait l’humanité décidait à ce moment là de se pencher sur la vie d’une personne et de s’en mêler pour son petit plaisir sadique. Je suis persuadée que c’est ce qu’il s’est passé le jour où j’ai voyagé en Andalousie.


Juste une danse

« Nightshade et Christal se doivent de vendre du beau, du bestial, de l’extraordinaire, satisfaire les pulsions primitives du spectateur qui tient à garder sa conscience tranquille. Il ne fait que regarder  un spectacle de danse, une pièce tragique et purement artistique. Le vide sous la piste est volontairement laissé dans le noir. Le spectateur ne veut pas voir de sang maculer le sol sous les cadavres des perdantes. Elles ne font alors que disparaitre comme on sortirait de scène lors d’une pièce de théâtre. »

Chlorophile

« La voiture produisait un tintamarre assourdissant. Les engrenages du moteur s’entrechoquant provoquaient une mélodie monotone, entrecoupée de temps à autre par le sifflement de la vapeur qui s’échappait des soupapes. Je somnolais, bercé par ces sons si réguliers. Dans quelques heures, j’atteindrais la ville souterraine et pourrais étudier ma précieuse découverte. En attendant je rêvais d’elle. Était-elle à son aise dans la boîte que j’avais spécialement conçue à son attention ? Souffrait-elle de la chaleur infernale de la surface ? Avait-elle besoin d’eau ? Avait-elle besoin d’air ? Avait-elle besoin de moi ?

Je souris en songeant aux soins que je pourrais lui apporter. À son rétablissement futur. Sa résurrection. Sa prolifération. »


Le monstre des abysses

  » Où étais je? Comment suis je arrivée là? Ce brouillard n’aidait en rien à résoudre ces questions mais il me semblait que je marchais sur du béton. Ce lieu était donc un lieu civilisé. Je ne savais pas si je devais trouver ça rassurant ou encore plus glauque. Où étaient les gens si je me trouvais dans un lieu habité par l’Homme? « 

Rêves d’insomniaque

« Ses yeux son clos, mais elle ne dort pas.

Son visage devient grave, elle fronce les sourcils, se tourne et se retourne en serrant sa couverture contre elle.

 «  Pourquoi ? » »

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